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 MALAISE ((léon))

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MessageSujet: MALAISE ((léon))    Jeu 24 Aoû - 4:46


assis sur la chaise blanche de la salle blanche
du ciel blanc du monde vide.
j'attends.
j'attends quoi ?
que les visages me laissent tranquille.
qu'ils laissent place au rien du tout.
assis au centre de la terre insensée
de l'univers déjà sclérosé
j'attends.
j'attends qui ?
léon. mr clementine. professeur.
juge bourreau pénitent
compagnon de malheur.
ou juste un professeur, c'est ça justement.
ce n'sera pas la première fois.
pas la dernière non plus, loin d'là.
ça fait des semaines. années, décennies.
il n'est pas quelqu'un de si bien.
pas quelqu'un de tellement mieux que moi.
pas quelqu'un de si sain.
c'est difficile de lui mentir, d'ailleurs.
on dirait qu'il s'y connaît mieux qu'il ne le devrait.
et quand il entre, je souris.
je respire.
( l'air sclérosé dans mes poumons )
- vous m'avez manqué.


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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Jeu 24 Aoû - 12:00


La fumée se cognait à la fenêtre et voulant sortir, elle se dispersa pour trouver une sortie et enfin se perdre dans l'air, je jouais à Zéphyr en soufflant mes fumées toxiques, comme un maître du vent qui pouvait commander à la fumée. J'étais là depuis bien une quinzaine de minutes à faire l'arriéré dans le fond de ma voiture, des feuilles aux couleurs ambrés avaient déjà commencé à se déposer sur le pare-brise comme pour assister au spectacle de ma bêtise. Soufflant une dernière brise, j'ouvris la porte, et entrepris de déloger les feuilles qui, inopportunes avaient établis un nid sur la vitre de ma malheureuse voiture. J'en gardai une seule que je plaçai avec soin de ma pochette aux couleurs semblables. La bâtisse, j'avais beau la voir tous les jours depuis maintenant bien plusieurs mois, elle évoquait toujours en moi les histoires qu'avait raconté cet homme qui m'avait défoncé l'esprit il y a longtemps. En entrant, je saluai la foule qui bien que minime, gardait le sourire et me rendait mes salutations, le directeur vint vers moi avec une mine que je ne saurais pas aborder, il me flanqua une question de plein fouet sans y passer par quatre-chemins.
- Cela se passe t'il bien avec Alek ?
Bien ? Rien ne se passait jamais bien avec Alek, mais on avait fait des progrès, de quelle sorte, je ne pouvais pas y répondre, ou je ne voulais pas, mais il en avait pour sûr.
- C'est que nous avons trouvé des marques sur son corps, sûrement infligé par un membre du staff. Mais le garçon ne veut rien dire.
Mais moi aussi, il m'avait laissé de marques, il n'était pas le seul à plaindre, des morsures qui encore à cette heure, brûlaient et semblaient dévorer ma peau comme ce garçon l'avait fait avec mon âme.
Respirant lentement comme embêté, je lui soufflai avec une voix de désoler :
- J'espère que vous trouverez celui qui a fait ça, ce garçon ne mérite rien de cela !
Et tournant les talons sur un commun accord, je me dirigeai vers la salle blanche qui en présence d'Alek prenait dans ma tête des allures de gris.
En ouvrant la porte, je voyais l'ange aux ailes déchus, il était là, attendant sagement sa pénitence qu'il ne tarderait pas à trouver par mes mains ou que j'infligerais de mes dents ou alors mes pieds peut-être bien.
- vous m'avez manqué
Il a ce sourire de jouvencelle que j'aurais voulu briser, mais je me retins... pas tout de suite Léon, garde ton calme, tu pourras le défaire plus tard. Lui adressant moi-même un sourire en rictus, je m’installai devant lui, sortant mes livres et mes feuillets, je postai mon regard à la mesure de ses yeux et profond dans ceux-ci.
- Tu as fait ce que je t'ai demandé ? Le devoir sur Gustave Moreau et le symbolisme ?
Dans ma question, on pouvait sentir les requins qui attendaient le faux pas, pour broyer et frapper de leurs queues, de toutes façons même s'il l'avait fait, il en recevrait une de gifle, elle résonnerait dans son future et dans son passé tellement j'y mettrai tout mon cœur, je trouverais une faille, une faute dans les dates ou dans les noms et de cette faute, j'en ferais sa perdition.
 

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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Jeu 24 Aoû - 18:47


le devoir, je l'ai pas fait.
la faute aux voix qui m'ont distrait.
pourtant j'ai fait la recherche, j'ai lu les articles
fascinant mais pas de quoi me réveiller pour de vrai.
- non. je cherche jamais à mentir
et dans ce non y a une part de provocation
de question dangereuse,
tu vas faire quoi
t'as quel droit sur moi. en silence
joute de regards repeints de noir.
vissé sur ma chaise.
je le défie de tout mon être
de tous mon corps qui tombe en lambeau
parce qu'il est capable de tout
parce que je n'sais jamais à l'avance
ce qu'il me veut
parce que ça m'enivre, dans un sens.
- je pourrais vous dire que j'suis désolé,
mais ce serait vous mentir.
je pensais juste à autre chose.

je me demande parfois pourquoi il vient.
pour se défouler, frapper quelqu'un d'atteint
oublier qu'il est pas vraiment bien non plus,
s'offrir un rôle de justicier
( parce qu'ils ont beau s'inquiéter, tous ces gens
ils ont beau s'alarmer des bleus qui apparaissent
sur ma peau nébuleuse
ils avoueront jamais qu'ils trouvent ça jouissif
je suis leur pire cauchemar après tout
déchet d'une génération de dégénérés
personne n'a envie de protéger les vies ratées )



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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Ven 1 Sep - 7:27


Le non retentit sur les parois claires de la salle comme pour frapper Léon avec encore plus de puissance, le non a tellement étourdi Léon qu'il n'a pas entendu la suite des paroles d'Alek, à part le fameux.
- Je pensais juste à autre chose
Alek avait l'habitude d'être habité par des pensées qui n'étaient pas toutes siennes, on en avait discuté longuement, c'était la raison de sa présence ici, il était malade, et la nécrose prenait place dans le fond de son crâne pour peut-être un jour, le couvrir complètement d'un vêtement de folie. Et je crois que c'est le fait qu'il n'était pas un, mais plusieurs, comme un réceptacle à esprits, un pandémonium vivant qui m'a fait perdre pied.
Me levant avec un geste vif de la main, Alek eu, je crois un léger mouvement de recul, il avait l'air d'un chien pitoyable là, à grogner contre moi au fond de sa langue, avec un goût de conflit que j'avais déjà goûté sur ses lèvres en sang.
Et le coup parti tout seul, un, puis deux
Sur le visage de l'ange, le martèlement de mes mains laissait comme une gravure d'ocre rouge et semblait indiquer que ce corps tout comme cette âme m’appartenait.
- Et là Alek, tu penses à quoi ?
Que je lui demande, reposant ma mèche qui dans l'assaut était tombée devant mes yeux déjà rouges de colère et de passion.
Je l'empoignai au cou, laissant à ma guise l'air passer ou non dans sa bouche de créature fantastique

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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Sam 2 Sep - 13:07


il attendait le signal.
l'alarme incendie, l'avertissement intrusion,
le seul moyen qu'il a de pratiquer sa violence
à répétition
il attendait que j'le sorte, ce
non.
et moi, j'attendais quoi ?
un miracle ou une façon d'me sentir vivre à nouveau
un moyen d'me décoller mes poumons,
( avec des coups, la chaleur sur mes joues )
il se retient pas d'ailleurs, pourquoi il le ferait ?
personne lui dira rien, personne me demandera
si je vais bien
et je ne dirai rien non plus, évidemment.
à quoi bon, après tout,
quand sa voix me noie dans la chaleur
quand sa main sur ma gorge m'empêche
non seulement de respirer mais également de penser
paupières palpitantes, pupilles dilatées
je vois noir, blanc, rouge.
question passive agressive
je réponds par un soupir de proie résignée
( le genre qui sait que courir n'empêchera pas
le prédateur de la dévorer )
- mauvaise journée ?
haussement de sourcil
provocation lancée comme une arme
ou plutôt comme un faux appel à l'aide
parce que dans l'fond, tout c'que je veux
c'est l'énerver, voir le sang gicler
( les gouttes perlent déjà sur mes lèvres )
histoire d'éteindre les voix dans ma tête.



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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Sam 2 Sep - 20:03


Le gamin avait l'air de ne pas avoir connu la peur depuis des lustres. Il nichait ses sourcils blonds plus hauts encore. Il avait, avec l'éclat que lui donnait la lumière, tous les airs d'un Éros de notre temps, il avait les yeux stupides qui me fixaient, et je ne pouvais en déduire s'il me toisait avec un air de brave ou de démuni. Le gosse était fragile, son aspect malingre se respirait même dans les courts soufflements que je pouvais lui extirper.
- mauvaise journée ?
Il m'attisait le bougre, je pouvais le sentir dans l'aspect velouté que prenait sa peau sous la mienne, à mon toucher, il était devenu la plus belle de toutes les fleurs et il le savait, il devenait mon fruit sacré, celui de ma damnation, il me conduirait à la force d'une laisse faîte de braise et de cendre tout droit en enfer ; je le savais, mais je ne savais y résister. Un rire de monstre carnivore s'échappa de ma gorge.
- Oh Alek, tu ne sais pas à quel point !
Serrant encore plus fort à sa gorge, un petit couinement sortit du vilain garçon. Puis tout près, des pas se firent entendre. Collant ma face contre celle du démon, j'écrasais en lui tout signe et aspect de révolte, ma respiration écrasait la sienne et je le tenais là, muet comme un cadavre à trimbaler. Quand les pas de derrière la porte furent loin, j'étais trop près de lui pour m'éloigner sans y laisser des bouts de mon cœur. Une pulsion me frappa de plein fouet et irrigua des parties de mon corps que je n'avais pas touché depuis des nuits. Faisant couler le long de son corps son short, celui-ci glissa aidé par mes doigts et atteignit le sol avec un geste de plume, j'accrochai à hauteur de ses hanches mes doigts qui, comme des ancres, se plantèrent et laisseraient des marques durant des décennies.
- Qu'est-ce que tu fais Alek ?
Je ne sentais pas que c'était ma main qui menait la danse, qui dans sa valse endiablée ôtait ses fines parures à Alek.
- Qu'est-ce que tu me fais Alek ?
Et j'eu un mouvement de recul, me cachant les yeux devant mes actes, mais mes mains étaient paresseuses et ne cachaient plus grand chose après quelques secondes. Le garçon était presque entièrement défringué, et j'eus envie de l'abattre sur-le-champ à défaut de pouvoir lui faire l'amour, de le détruire et de me loger dans sa carcasse comme une espèce inquiline, j'eus envie le voir frapper par quelque chose de plus fort que mes pieds et de l'y voir saigner, gémir comme une bête et mourir, enfin. Mais rien ne se passa, rien, ni même un malheureux météore qui aurait pu passer par là. Alors dans ma démarche involontaire de délirien ayant perdu pieds, j'avançais tout branlant vers lui. Le faisant tomber en le poussant contre un mur, je l'étouffais cette fois à la force de mon pied qui dominait se rocher que les hommes et les garçons avaient dans la gorge plus marqué que chez les femmes.
- Je veux que tu sois mort Alek, dans un cercueil ou à terre, je m'en fous, je te veux juste mort.
Et là j'eus envie de lui tomber dessus de tout mon corps et de tous mes coups mais j'attendrai une autre de ses phrases plantée comme une incisive dans ma chair afin de le détruire et peut-être moi avec. Et d’un coup ce fût comme une ellipse, je l’embrassai aux commissures des lèvres comme pour Sidon et cela me donna envie de vomir de penser à elle en ce moment-là mais cet incube était bien trop fort pour moi.
 

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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Jeu 7 Sep - 5:47


mes lèvres me brûlent,
son rire me torture
la plainte me vient pas à l’esprit
je privilégie le silence des agneaux
( qui tendrement agonisent )
et pourtant le manque d’air me rattrape
sifflement de mort et d’amour dans mes poumons
peur qui s’échappe
à défaut de me voir courir avec elle.
ce sont ses mains qui opèrent,
pourtant je suis coupable sous son scalpel
qu’est-ce que tu fais alek
qu’est-ce que tu fais alek
qu’est-ce que
je veux que tu sois mort
mais je suis déjà mort.
je ne respire plus.
le corps nu couvert d’ecchymoses
le désir me bande les yeux
la violence se fait morphine,
amante vampirique
mère infirmière
j’ai droit à un sourire carnassier
au froid du mur sous ma peau écorchée
puis à ses lèvres, à ses griffes
ses crocs déjà couverts de sang séché.
il veut céder, céder aux débauches
céder à la fureur
et je l’y mène avec ferveur.
- mais je suis déjà mort.
je ne respire plus.

les voix se répètent d’elles-mêmes
elles sortent par la gorge quand je suffoque
ténèbres de contact
volonté de s’étouffer sous ses doigts
- et toi, qu’est-ce que tu fais ?
tu vas m’aimer et me jeter après ?
tu vas me baiser et me couper en morceaux ?
qu’est-ce que tu fais, léon ?

son prénom comme une coupure de papier
mes habits froissés sous nos pieds.




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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Lun 11 Sep - 15:36


T'aimer ? Mais j'en suis bien incapable ; te baiser ? J'en serai bien coupable.
Ce que je fais, je ne sais pas, je m'enferme dans mon enfer qui porte ton nom.
Je te goûte et te lorgne avec mes doigts, car ma bouche, elle, est bien trop occupée à recueillir mes larmes.
- Tu sais que tu peux tout avoir de moi Alek, alors que veux-tu ? Mon âme pour t'abriter ? Mon corps pour je ne sais quoi encore ?
Combien de temps encore à languir là pour toi mon bel éphèbe, à te faire du mal, je ne sais même plus si j'en retire plus de peine ou de plaisir, car même si te voir à terre me fait sourire, je n'aime guère à détruire les œuvres de grands artistes. Alors laisse-moi qu'on en finisse, que plus un bruit ne sorte de ta bouche, laisse moi profiter de toi comme un seigneur de son butin, j'ai déposé sur ta mine, belle comme un soleil, un drapeau aux écussons de ma patrie.
Je laisse ma main glisser entre les jambes du jeune garçon aux cheveux d'or, j'y cherche la zone P, plaisir, plaisance, plénitude, sur cette terre, j'essaye d'y mettre main pour y laisser mon sillage. Et enfin, de l'autre, je lui étire la bouche comme à un homme qui rit, y posant sans délicatesse, des baisers gauche et malheureux, dénués de tendresse, comme des baisers vagues qui s'en vont s'écraser contre des lèvres rochers.

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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Mar 19 Sep - 3:46


il me touche.
je le sens.
ses mains s'infiltrent sous ma peau.
je brûle.
je demande plus en silence.
et lui il me tue et m’égorge avec son toucher, il me fait suffoquer contre son plaisir, il gonfle mes veines d’envie jusqu’à l’explosion, et lui, il me poignarde de ses questions insensées, il m’asphyxie de son absurde, il laisse le sang déborder de ses yeux en m’observant me débattre comme une proie résignée.
résignée à mourir et à en profiter.
le pantalon flottant sur les chevilles,
le désir sous ses doigts
glacés brûlant
je quémande sans que le son ne sorte
le cœur au bord des lèvres
mes griffes de loup blessé dans ses épaules
je m’accroche à son toucher.
- et toi alors ?
toi, tu veux quoi ?

que j’lui demande, le souffle coupé
le vouvoiement dans les limbes
la preuve évidente de mon émoi contre sa paume
vagues de répulsion émerveillées.




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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Sam 23 Sep - 18:10


Il crèche ses ongles de sorcière sous ma peau, y logeant, je ne sais quel sortilège ou onguent noir, et moi portant tous mes vœux de repentance dans les yeux, j'abandonne, voilà, c'est la fin de moi. Voici venu Léon le désabusé.
- To...T...To....Toi
Que je dis, faisant traîner, ânonnant comme un enfant ou un grand blessé. Puis je lui goûte les lèvres y cherchant un remède, un Graal, un paradis, l'y trouvant, je lui enlève les vêtements que j'avais épargné et là, il est tout nu, comme un ver. Devant moi, un corps d’hermès, j'en eu presque fermé les yeux de peur de me brûler la rétine. Il a tout d'une nymphe et d'un angelot, je le prends par la taille, sombrant sur son corps de lait, le gavant de baisers, sa tête est une des plus belles que j'ai connu, on dirait une perle, toute nacrée avec des reflets violacés, j'ajoute du rouge au tableau avec mes suçons de vampire qui ne veut pas lâcher sa proie, ma proie est à moi, vous le savez déjà. Et j'approche sa tête de moi comme pour le manger, l'aspirer. Il est nu comme la lune mon petit dieu de la mort, et je fais mourir ses souffles contre ma langue qui comme un éclaireur dégage le chemin pour aller au fond de sa gorge.  
 

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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Mar 26 Sep - 5:55


on se découvre, on se pourchasse
et pourtant c’est pas la première fois
on galère à s’retrouver
alors qu’on sait comment ça finira
et les mots s’arrachent difficilement à sa gorge, comme si admettre le désir était douloureux, comme s’il se crevait les yeux face à ma vision, comme si la honte finissait par couler du ciel, inévitable, dans le dégoût du plaisir
c’est affreusement beau
c’est tendrement violent
je voudrais en mourir
ou en vivre justement.
- léon, souffle entre deux soupirs, léon encore une fois, rien à dire, juste besoin d’appeler son nom, rien à raconter, juste besoin de laisser ma voix sortir, de couiner comme un faon blessé, de gémir à chaque vague de chaleur, quand ses mains se promènent, quand elles posent leurs pièges
- j’t’en supplie, rien à opposer, juste besoin
de demander plus
fierté disparue
vulgarité mise de côté
immiscée dans les veines
au  plus profond de mon être
les sillons de mes griffes se creusent
sa peau se fissure
feu de mes reins contre ses paumes
j’attends qu’il me fasse taire ou qu’il me fasse mal
tellement fort que j’en hurlerai
j’attends qu’il me fasse descendre plus bas que terre
ses doigts dans ma gorge
( étouffant les bruits de nos péchés )


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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Mar 26 Sep - 13:43


L'animal, sous ma coupe se mettait à geindre, et soufflait à mon visage des supplications que je n'étais pas apte à écouter. Je n'entendais que mon sang, qui me brûlait comme du venin, hurlait, m'ébouillantait sans pitié, une sorte de malédiction après avoir dépassé l'interdit. Alors je pris le corps d'Alek, le rejetant contre le mur avec une force de colosse, me voyant dans le miroir, j'avais l'air d'une bête sauvage et un mot refit surface dans ma mémoire " Amok ", cet accès meurtrier, de folie pure qui ne s'éteignait qu'après la mort des ennemis, c'était un peu ça avec Alek, je ne me sentais bien qu'après l'avoir fait souffrir, je lui devais tous mes supplices et accablement, c'était une Érinye sous les vêtements d'un ange aux ailes de citrine et il devait payer pour la somme de mon malheur.
Lui attrapant les cheveux avec une poigne de fer, et lui glissant des mots dure à l'oreille, je tirais comme un fou sur ses boucles avec un plaisir non dissimulé, et là, mon sang allait mieux, il coulait plus naturellement et me berçait presque.
- Supplie-moi encore !
Et je bouchais sa bouche comme pour ne pas entendre, mais il n'avait qu'à me mordre pour se libérer et au fond, je voulais qu'il me morde le monstre avec toute sa sauvagerie d'homme et de femme.
 

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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Mar 3 Oct - 3:50


et je supplie pour vivre
comme on se jette à l’eau pour mourir
et mon souffle me manque et siffle
échappé de sa violence
preuve même de sa puissance
souveraineté sur mon corps
droit de vie et de mort.
il pourrait me briser la nuque
je tendrais le cou pour lui faciliter la tâche
c’est pas joli tout ça
c’est même un peu sale parfois.
- léon s’il te plait
sourire incisif qui coupe les lèvres
regards empoisonnés couleur chrysanthèmes
- détruis-moi
et je me prépare aux coups
au sang qui gicle
aux galaxies ultraviolentes
parce que je sais qu’il va céder
ou plutôt qu’il ne va pas chercher à se contrôler
il n’a aucune raison
alek n’a pas de valeur
alek n’existe pas
alek est enterré depuis longtemps
et parfois je me demande s’il n’a pas l’impression
de faire l’amour à un cadavre.


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MessageSujet: Re: MALAISE ((léon))    Jeu 19 Oct - 15:37


Et je plantais mes crocs de bête sauvage dans son cuir, à tous les endroits où j'aurais aimé l'embrasser. Le sang perlait, comme des petits yeux rouges sortants de son tronc de marbre blanc, regardants ma furie terrasser le demi-dieu. J'étais en amour devant cette poussière céleste ayant pris forme de garçon en touchant terre, comme une sirène se dotant de pieds au contact du sable chaud. J'étais comme possédé, de triomphe et de folie, je me voyais déjà tueur de déité. Je l'aimais à m'en être fêlé l'âme, le cœur et la cervelle, je n'étais plus qu'une flaque, de la honte faite homme. Et lui là, ce garçon, homme, ce cheval de Troie qui m'avait trompé pour mieux m'assassiner, assassiner mes idéaux et mes vœux de grand saint.
Le détruire, ça sonnait si mélodieux dans sa bouche de miel, alors je griffe, je jette, je mords, je frappe et le sang carmin s'étale, comme une vague, étouffe le blanc, il est tout rouge le monstre, comme un démon d'amour et de sexe, un dieu des amours fous, des amours violents, des amours passions/crimes.   

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